Dordogne Périgord : Hébergements de vacances en Dordogne Périgord (hotel, camping, gite, chambre d'hotes)
Création Lambert
RECHERCHE :  
Site internet professionnel à moindre frais
  .: La Dordogne
    Infos générales
Les 557 communes
Situation générale
Carte touristique
Découpage administratif
  .: Nos Rubriques
    Hébergements de vacances
Sites touristiques
Activités et loisirs
Vignobles
Gastronomie
Artisanat
  .: Nos Dossiers
    Etapes Gourmandes
 La Dordogne en vidéo
 Visites virtuelles (360°)
 La Dordogne en ballon
La Dordogne vue du ciel
Châteaux en Dordogne
Bastides en Périgord
Périgourdins célèbres
Villes et villages
Vignoble Bergeracois
Les Eyzies et la Préhistoire
Truffe du Périgord
Noix du Périgord
Batellerie sur la Dordogne
Faune du Périgord
Le Camp du Sablou
Eugène Le Roy
  .: Notre Sélection
    Hébergements
Tourisme
Loisirs
Gastronomie
Divers
  CDT
  Club hotelier du Pays de Sarlat
  .: Outils
    Météo
Devenir adhérent
Quelques liens
Qui sommes-nous ?
Nous contacter
Crédits
Droits d'auteur
Responsabilité
Accueil
Découvrez notre partenaire : Pays des Bastides

ACCÈS ADHÉRENTS
Identifiant :
Mot de passe :

 
Dordogne-Perigord.com :
Périgueux, Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers, Excideuil, Ribérac, Hautefort, Montpon-Ménestérol, Saint-Astier, Mussidan, Vergt, Terrasson, Thenon, Montignac, Le Bugue, Issigeac, Beaumont du Périgord, Sigoulès, Eymet, Monpazier, Lalinde, Les Eyzies, Le Buisson de Cadouin, Monbazillac, Montignac, Beynac, La Roque Gageac, Domme, Saint-Cyprien, Belvès, Villefranche du Périgord...
   
  Une réalisation Création Lambert
   

Découvertes > Cités en Périgord > Bastides > 18 bastides > Eymet

Dix-huit bastides en Périgord
Eymet
Localisation
N° INSEE Commune :
167
N° INSEE Canton :
12
Zone touristique :
Périgord Pourpre
Coordonnées carte :
C8

Toponymie
De nombreuses hypothèses ont été émises. Nous ne retiendrons que celles de Jean Dalba.
Première hypothèse, Eymet serait dérivé du préfixe pré-celtique EYG = hauteur, et du suffixe MEDI = partage, frontière, soit EYGMED.
Deuxième hypothèse, Eymet serait formé du préfixe EYEG = Eau, et du suffixe MEDI = partage, frontière, soit EYEGMED.
Toujours selon Jean Dalba, ces deux éthymologies semblent appropriées pour désigner Eymet comme lieu de séparation entre deux régions distinctes au point de vue géologique, climatique, ethnologique, historique (Périgord et Agenais), et administratif (Dordogne et Lot-et-Garonne).

Origine
Bastide française.

Date de fondation
1270

Fondateur
Alphonse de Poitiers.
 
  .: Au Sommaire
 

Présentation
Objectifs
Caractéristiques
Prémices à la construction
18 bastides en Périgord
Carte des bastides
Plan de Monpazier
Charte de coutumes


Maison à cornières



UN BREF HISTORIQUE
Située à la frontière entre Périgord et Agenais, la bastide d’Eymet fut fondée en 1256 par le frère de Saint-Louis, Alphonse de Poitiers, au carrefour de deux anciennes voies romaines, sur le site d’un prieuré bénédictin dépendant de Moissac en Quercy, prieuré lui-même bâti sur un site gallo-romain. L'acte officiel de la fondation remonte précisément au 28 juin 1270. Les coutumes, accordées en 1271, furent continuées en novembre 1295.
En 1271, Alphonse de Poitiers étant mort sans descendance, le comté de Toulouse et l'Agenais reviennent à la couronne de France conformément au traité de Meaux de 1229. Eymet devient alors française, mais huit ans plus tard, l'Agenais est cédé au roi d'Angleterre Edouard Ier, par le traité d'Amiens. Elle passe alors plusieurs fois aux mains des Anglais, tenue par le redoutable seigneur brigand, Gilbert de Pellegrue. Elle fut reprise par Du Guesclin en 1377 qui laissa son empreinte dans la ville puisqu’il fallut abattre la porte sud pour laisser passer un engin de siège, appelé la Truye, sorte de bélier poussé par plus de cent hommes, destiné au siège de Bergerac, puissante cité protestante. En souvenir de ce fait de guerre, la porte fut appelée «Porte de l'Engin» et la rue qui y aboutissait est encore aujourd'hui connue sous le nom de «Rue de l'Engin».
À la mort de Charles V en 1380, EYMET retomba sous l'influence anglaise, à travers les PELLEGRUE, seigneurs d'EYMET et de SOUMENSAC, et les GOT, famille du pape Clément V, maîtres de la puissante châtellenie de PUYGUILHEM, tous fidèles soutiens des rois d'Angleterre.
On ne connaît pas la date exacte de la fin de la présence anglaise à EYMET, mais l’histoire a retenu la date de juin 1451 comme devant marquer la soumission de Gilbert de PELLEGRUE au roi de France Charles VII, soit deux ans avant la bataille de CASTILLON, le 17 juillet 1453, qui marqua officiellement la fin de la Guerre de Cent Ans et de 300 ans de présence anglaise en Aquitaine.
Par la suite Eymet devint protestante. Les CAUMONT, alors seigneurs d'EYMET et de PUYGUILHEM avaient en effet embrassé la religion réformée, comme les DURAS. François de CAUMONT et un de ses fils furent d'ailleurs massacrés à PARIS le 24 août 1572 pendant la nuit de la Saint-Barthélémy. Cet engagement lui valut d’être assiégé par Montluc, chef du parti catholique en 1560. Le temple, qui pourrait avoir été l’un des plus anciens de France, fut détruit en 1671 sur ordre de Louis XIII. Le 19 septembre 1671, soit cinquante ans plus tard, Louis XIV prit un arrêté ordonnant la destruction du temple qui avait été rebâti. Il a finalement été rebâtit en 1807 suite à l’ordonnance impériale de Napoléon Ier qui, en 1804, autorisera la construction de l’actuel temple sur l’emplacement de l’ancien.

LA BASTIDE
Les murs de la ville, construits vers 1320, s’inscrivaient dans une enceinte polygonale, percée de quatre portes principales et autrefois rythmées de tours et de meurtrières. Malheureusement, elles furent détruites en 1830, ainsi que les remparts. Seule demeure une petite porte donnant sur le Dropt, le portanel.

À DÉCOUVRIR
La place des Arcades, au centre de laquelle s’élève une fontaine de pierre du XVIIe, rappelle toutefois la bastide médiévale avec ses couverts et ses maisons de pierre à colombages et de torchis, percées de fenêtres à meneaux.
Inclus dans la fortification de la bastide et adossée au rempart nord, un château dont il ne reste qu’un donjon à créneaux et mâchicoulis de trois étages datant du XIIIe, appelé «la tour des Anglais» (MH). Le logis fut reconstruit au XIXe siècle.
Au lieu-dit Le bretou, le pont médiéval (MH), un des plus anciens ouvrages d'art de la Dordogne qui permettait de traverser le Dropt en direction de Bergerac.

LES 18 BASTIDES DU PÉRIGORD
Consultez les fiches descriptives consacrées aux bastides suivantes :

Beaumont-du-Périgord
bastide anglaise
1272
E7
Beauregard-et-Bassac
bastide anglaise
1286
D6
Bénévent
bastide comtale
1280
B5
Domme
bastide française
1281
G7
Eymet
bastide française
1270
C8
Fonroque
bastide anglaise
1284
C8
Lalinde
bastide anglaise
1267
E7
Molières
bastide anglaise
1284
E7
Monestier
bastide anglaise
1284
C7
Monpazier
bastide anglaise
1284
F8
Puyguilhem
bastide anglaise
1265
C7
Roquepine
bastide anglaise
1283
D8
Saint-Aulaye
bastide comtale
1288
B4
Saint-Barthélémy-de-Bellegarde
bastide anglaise
1316
B5
Saint-Louis-en-l’Isle
bastide française
1308
C5
Vergt
bastide comtale
1287
E5
Villefranche-de-Lonchat
bastide anglaise
1287
A6
Villefranche-du-Périgord
bastide française
1261
F8

Utilisez les coordonnées de droite pour localiser les bastides sur la carte des bastides.

MÉDIAS
La carte des bastides en Périgord
Le plan de la bastide de Monpazier
La charte de Coutumes de la Bastide de Beaumont

Sources :
- Connaître les bastides du Périgord, Jean Dubourg, Éditions Sud Ouest, Luçon, 1993.
- Histoire des bastides, Jean Dubourg, Éditions Sud Ouest, Luçon, 2002.
- Promenades en Périgord Roman, Jean Secret, Éditions Zodiaque, Paris, 2002.
- Dordogne Périgord, Serge Maury et Michel Combet, Éditions Bonneton, Paris, 1993.
- Dictionnaire des châteaux du Périgord, Guy Penaud, Éditions Sud Ouest, Luçon, 1996.
- Tout sur le Périgord, sous la direction de Dominique Audrerie, Éditions Sud Ouest, Bordeaux, 2003.
- Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Chantal Tanet et Tristan Hordé, Éditions Fanlac, Périgueux, 2000.
- Le Guide vert Périgord Quercy, Michelin Éditions des Voyages, 2001.
- Guide Bleus Hachette, Saint-Amand-Montrond.
- Base de données Mérimée, ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine.

 
    © 2004 Création Lambert