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Découvertes > Cités en Périgord > Bastides > Prémices

To see this page, turn off the pop-up blockerLes prémices
de la construction
des Bastides

Avant même de commencer la construction d’une bastide, il fallait planifier de nombreuses opérations qui se déroulaient selon un processus précis. Parfois, cette phase préparatoire durait plusieurs années.

Une enquête préalable permettait de rechercher l’avis de personnages compétents capables d’apprécier la faisabilité et la pertinence d’un projet de construction. Parfois, il était nécessaire de s’assurer de la validité des titres de propriétés. Un compte rendu d’enquête était rédigé et des réunions plénières étaient organisées avant d’arrêter une décision. Lorsque l’enquête était favorable ou que les difficultés rencontrées avaient été aplanies, la fondation débutait rapidement.


PREMIÈRE ÉTAPE : LE CHOIX DU SITE
Le choix était dicté par les considérations d’ordre économique, politique et stratégique que nous avons évoquées précédemment. Toutefois, dans certains cas, et lorsqu’il s’agissait de terrains cédés, le lieu était imposé. Le choix pouvait également être restreint lorsque la bastide venait renforcer un centre de peuplement déjà établi, comme ce fut le cas à Beaumont-du-Périgord. Mais la plupart du temps, le choix exact du lieu s’effectuait librement.
Quand l’aspect militaire primait, les caractéristiques topographiques devenaient importantes. Souvent, le choix se portait alors sur des hauteurs.
Lorsque l’aspect économique l’emportait, on choisissait de préférence des sites placés sur de grands axes de circulation terrestre ou fluviale, parfois les deux comme à Lalinde
 
 
  .: Au Sommaire
  Présentation
Objectifs
Caractéristiques
Prémices à la construction
18 bastides en Périgord
Carte des bastides
Plan de Monpazier
Charte de coutumes

Molières

DEUXIÈME ÉTAPE : L’ACQUISITION DES TERRAINS
Parfois, le fondateur était propriétaire des lieux, ce qui facilitait les choses. Mais on avait le plus souvent recours à des contrats d’association dits de «paréage» ou pariage. Dans ces cas là, un contrat officiel, généralement signé devant notaire, était conclu entre le propriétaire du terrain — généralement un seigneur ou une abbaye — et le fondateur de la future bastide. L’exploitation du domaine devait se faire en commun, les charges et les bénéfices étant partagés équitablement.

TROISIÈME ÉTAPE : LE CÉRÉMONIAL
Une cérémonie officielle appelé fixatio pali donnait le coup d’envoi au rituel de construction. À cette occasion, un mât appelé “pal” était planté au centre de la bastide le jour de la proclamation d’un nouveau peuplement. Il portait les armoiries du fondateur et marquait ostensiblement la prise de possession de la nouvelle fondation. Il est vraisemblable que le clergé bénissait l’emplacement.
À ce propos, l’acte de paréage de Trie (Hautes-Pyrénées) précisait que «la communauté entre le roi et les pariers existerait à partir du jour où le pieu serait planté en signe de la nouvelle bastide, comme il est d’usage constant dans toutes les nouvelles bastides de la sénéchaussée de Toulouse».
Suivait alors la preconisatio ou proclamation des avantages au cours de laquelle on lisait à haute voix la charte de communes. Les crieurs publics parcouraient ensuite la campagne munis d’un document sur lequel figuraient les franchises et autres avantages promis.

QUATRIÈME ÉTAPE : LE MARQUAGE DU TRACÉ AU SOL
Les “arpentins” dessinaient le contour de la bastide sous la surveillance d’officiers royaux. Cette opération est ainsi décrite dans un document se rapportant à la fondation de Villefranche-d’Astrac : «…à un jour fixé, la bastide est dessinée sur le sol, au cordeau, dans tous ses détails : ses rues droites, parallèles et perpendiculaires les unes aux autres, aboutissent les unes aux autres et laissent au milieu de la place un vaste quadrilatère…». Pour matérialiser le tracé, on plaçait des bornes, on creusait des fossés, et parfois, on dressait une palissade en bois pour délimiter le contour.
Généralement, un procès-verbal d’arpentage officialisait le partage.

CINQUIÈME ÉTAPE : LA DIVISION DU TERROIR
Il s’agissait de diviser le terroir en lots égaux affectés à des vocations différentes.
Près du centre, il y avait tout d’abord les terrains à bâtir d’environ 8 mètres sur 20 (8 m sur 24 à Beaumont) destinés aux habitations. Ils étaient le plus souvent désignés sous le terme de localium. Leur superficie était suffisante pour aménager une cour et des dépendances. Suivant leur importance, les bastides en comptaient entre 200 et 1000.
Un peu plus en retrait, mais toujours à l’intérieur de l’enceinte, il y avait ensuite les jardins, généralement appelés «cazals» ou «cazalères» ou bien «courtils» lorsqu’il s’agissait d’un potager. Bien souvent, il y en a autant que de maisons. Leur superficie variait de cinq à sept ares.
À l’extérieur de l’enceinte, ils y avaient les terres agricoles, d’une superficie d’environ cinq à six hectares.


LES 18 BASTIDES DU PÉRIGORD
Consultez les fiches descriptives consacrées aux bastides suivantes :

Beaumont-du-Périgord
bastide anglaise
1272
E7
Beauregard-et-Bassac
bastide anglaise
1286
D6
Bénévent
bastide comtale
1280
B5
Domme
bastide française
1281
G7
Eymet
bastide française
1270
C8
Fonroque
bastide anglaise
1284
C8
Lalinde
bastide anglaise
1267
E7
Molières
bastide anglaise
1284
E7
Monestier
bastide anglaise
1284
C7
Monpazier
bastide anglaise
1284
F8
Puyguilhem
bastide anglaise
1265
C7
Roquepine
bastide anglaise
1283
D8
Saint-Aulaye
bastide comtale
1288
B4
Saint-Barthélémy-de-Bellegarde
bastide anglaise
1316
B5
Saint-Louis-en-l’Isle
bastide française
1308
C5
Vergt
bastide comtale
1287
E5
Villefranche-de-Lonchat
bastide anglaise
1287
A6
Villefranche-du-Périgord
bastide française
1261
F8

Utilisez les coordonnées de droite pour localiser les bastides sur la carte des bastides.

MÉDIAS
La carte des bastides en Périgord
Le plan de la bastide de Monpazier
La charte de Coutumes de la Bastide de Beaumont

Sources :
- Connaître les bastides du Périgord, Jean Dubourg, Éditions Sud Ouest, Luçon, 1993.
- Histoire des bastides, Jean Dubourg, Éditions Sud Ouest, Luçon, 2002.
- Promenades en Périgord Roman, Jean Secret, Éditions Zodiaque, Paris, 2002.
- Dordogne Périgord, Serge Maury et Michel Combet, Éditions Bonneton, Paris, 1993.
- Dictionnaire des châteaux du Périgord, Guy Penaud, Éditions Sud Ouest, Luçon, 1996.
- Tout sur le Périgord, sous la direction de Dominique Audrerie, Éditions Sud Ouest, Bordeaux, 2003.
- Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Chantal Tanet et Tristan Hordé, Éditions Fanlac, Périgueux, 2000.
- Le Guide vert Périgord Quercy, Michelin Éditions des Voyages, 2001.
- Guide Bleus Hachette, Saint-Amand-Montrond.
- Base de données Mérimée, ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine.

 
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