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Edition
locale en
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
:
Périgueux,
Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers, Excideuil, Ribérac,
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Etapes
Gourmandes > Le Relais de Poste |
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Le
Relais de Poste
La gastronomie sarladaise retrouvée
À
l’heure où Sarlat se fait chahuter par les guides gastronomiques,
Luc et Catherine Abraham nous invitent à partager une cuisine
authentique et savoureuse.
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Les
bonnes adresses de la gastronomie Sarladaise seraient, paraît-il,
en voie d’extinction. Tant de choses ont été
dites et parfois écrites sur le sujet qu’il faut
bien avouer qu’il n’y a pas de fumée sans
feu. Tout cela rend encore plus merveilleux le travail offert
par Luc et Catherine Abraham dans leur Aventin situé
en haut de la rue Lino Ventura, au cœur de Sarlat. Si le
roi Servius Tullius fit construire sur l’Aventin Romain
un temple de Diane qui devint le sanctuaire fédéral
des Latins. |
Un
autre édifice plus profane est ici élevé par
ces deux jeunes talents prometteurs s’il en est.
Il faut s’éloigner du brouhaha continu des rues de Sarlat
et gravir les ruelles qui mènent au-dessus de la Place de la
Liberté et de la mairie. Cet ancien relais de Poste a été
choisi par ce couple heureux en 2005. Pour Luc, tout a commencé
avec des parents amateurs de bonnes tables et dont le rêve du
père était d’être cuisinier. Le fils a réalisé
ce que le père ne pu faire.
Cruciverbiste et passionné de football, il entame en 1983 un
véritable tour de France. Nous garderons le Martinez où
il fut premier commis du restaurant gastronomique et le Majestic où
il excella comme second de cuisine du restaurant gastronomique. Deux
adresses de la Croisette, à Cannes. C’est aussi Le Vieux
Logis, chez Bernard Giraudel, son ami et l’ouverture de sa première
enseigne : l’Esterel à Marquay, de 1997 à 2004. |
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Connaître son pays et ses produits
Le
secret d’un repas réussi ? La convivialité du
lieu, le partage, la sincérité et l’authenticité
de la relation entre la cuisine et le client.
Luc reconnaît avoir une préférence pour les poissons
et fruits de mer car il y a une très grande variété
de produits et on peut s’y éclater.
Luc aime faire son marché car “c’est la meilleure
façon de connaître son pays, ses produits et tout ce
qui fait les joies de la cuisine.“ Il affectionne le marché
bavard ou tout est à nu et les paroles hautes. Ses producteurs
sont locaux, à l’image de son cabécou de chez
Vayssières, ses foies de chez Delmond. Pour les vins, avec
son épouse, Catherine, ils ont travaillé leur carte
avec Tim Harrisson, l’ami du Centenaire, aux Eyzies. Pour celui-ci
“Le métier de sommelier n’exige pas qu’une
parfaite connaissance des vins et de leur harmonie avec les plats,
il nécessite un sens aigu… des relations humaines.”
Ce que confirme le couple qui recherche toujours l’harmonie
entre des mets appréciés et des vins assemblés.
Le souci qu’entre la carte des vins et des menus tout tombe
d’équerre et que le point d’équilibre soit
atteint.
Pas de flonflon, les très grands crus ne sont pas au rendez-vous.
Question d’authenticité. Mais un ensemble de très
grande qualité, suivi, régional par choix, élégant
aussi sans se travestir. La diversité est assurée. Sachant,
il faut le préciser, que les prix sont d’une douceur
parfaite.
Le cadre, de pierre et de bois, aux couleurs chaudes, joyeuses et
délicates, accompagne le sourire tranquille de Luc et Catherine.
Simple mais efficace.
L’équipe, de l’avis du chef, mais cela se dit dans
la profession est, d’une saison à l’autre presque
la même. Une vraie fratrie qui distille de la bonne humeur,
du savoir-faire et du savoir-vivre. On le sent très vite. L’harmonie
n’est pas trompeuse.
Et
la cuisine ? La carte ?
Le
menu du Relais de Poste (1 soupe, 1 entrée, 1 plat, dessert)
pour 24 €. Les plus gourmands pourront rajouter un plat supplémentaire
(pour 6 € en sus) ; le menu du chef, sur le même principe
avec des produits plus nobles pour 28 et 34 €. La carte est généreuse
et les desserts combleront les papilles encore avides de découvertes.
Ici, on respecte les propriétés gustatives des produits
sans lesquels il ne saurait y avoir de bonne cuisine. D’ailleurs,
le chef ne se fait pas le chantre des élucubrations nées
de la mode, cela ne rime pas toujours avec l’authenticité
qui est la sienne. Les cuissons, les préparations et élaborations
sont sérieuses, travaillées, étudiées
et cela se sent, se vérifie à chaque plat.
Nous
voici avec une approche régionale avec des accents méditerranéens
que le chef a rapporté de la Côte d’Azur. La carte
vient d’être changée. Voici celle de l’hiver.
Elle chante pour vous : la soupe du jour, la salade moules tièdes
à la crème persillée, julienne de saumon fumé
“maison”, les escalopines de veau, crème de basilic,
gâteau de pommes darphin et tomates confites, le cabécou
et sa salade noix et - choisi dans la carte de huit sélections
- le croustillant aux trois chocolats, crème vanille. Croyez
bien qu’après la gourmandise est intacte mais disponible,
à l’image d’un Alain Ducasse, pour les paysages,
les pierres ocrées de Sarlat, le voyage dans l’âme
du Périgord. Si, on peut bien manger à Sarlat, c'est
chez Luc et Catherine Abraham.
Le
Relais de Poste
19, rue Lino Ventura- 24200 Sarlat - Tél.
: 05 53 28 56 17
Ouvert toute l'année |
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