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LeManoir
de Bellerive, style directoire de l'époque Napoléon
III. Il est entouré d’un superbe et délicat parc à l’anglaise
de quatre hectares aux arbres tricentenaires et les buissons fleuris
invitent à la rêverie. Construit en 1840, puis remaniée
par Napoléon III qui souhaitait l'offrir à Hortense,
l'une de ses maîtresses, cet ensemble est exceptionnel.
Situé en bordure de la Dordogne c’est une des références
d’accueil et de gastronomie qui entretiennent l’image
de bien vivre et de bien-être du Périgord.
UNE
ADRESSE AUX SAVEURS SAGES
Rudiet Karina
Madalijns, sont les nouveaux propriétaires de cette adresse
d’exception due à l’intelligence et au savoir-faire
de Marcel Clévenot. Ce dernier l'a restauré amoureusement
et lui a redonné tout son cachet.
Deux restaurants sont à disposition. "La Table de Louis",
bistrot ambiance; "Lounge Italien", convivial, décontracté,
une cuisine maison de qualité, ouvert 7/7 jours. Des prix
doux de 8€ à 18€; Les Délices d’Hortense
qui propose trois menus entre 45€ et 90€, ainsi que sa
carte.
C’est Jean-Luc L'Hourre, talentueux chef des Délices
d'Hortense, qui a contribué à la notoriété de
cette cuisine de terroir habilement remaniée. Les guides ne
s’y sont pas trompés: GaultMillau (1 toque 15) citant "Le
bonheur sans esbroufe" ; Guide Champerard (2 points et 16 chandeliers)
relevant "une adresse grand charme du Périgord Noir" ;
Le Bottin Gourmand (1 étoile) indiquant "une cuisine
de terroir, habilement repensée par un jeune chef originaire
du sud-ouest" ; Le Guide Michelin Rouge (1 étoile)...
C’est sur cette lancée qu’est arrivé un
tout jeune chef déjà reconnu : Jean Emmanuel Christ.
UN NOUVEL ÉLAN GÉNÉREUX
ET NOVATEUR
Jean Emmanuel
Christ, offre un très beau parcours et promet de succulentes
rencontres. Après ses premières armes à La Pinède à Saint-Tropez
et le Byblos à Courchevel, il a été second de
Michel Trama (3 macarons Michelin avec le restaurant l'Aubergade à Puymirol)
pendant trois ans.
Le nouveau chef a travaillé une carte très personnalisée
mais qui a su respecter la tradition des lieux. Il faut saluer l’effort
porté sur les associations de saveurs, de produits, l’élaboration
de certains plats parfois inédits. Les produits sont du terroir
parce qu’on doit connaître les producteurs jusque dans
les potagers ou élevages.
Le menu dégustation est composé pour toute une table.
On part du Foie gras d’oie mi-cuit aux parfums de sangria,
on poursuit avec la fine lasagne de King crabe avec ses nages d’agrumes
au cidre fermier, place est donnée au risotto “vialone
Nano” à la truffe d’été puis, c’est
le cochon, la poitrine confite et laquée, le pied croustillant,
le mignon cuit au sautoir avec son jus d’épices, ses
ananas confits, sa Polenta crémeuse aux échalotes caramélisées.
Conclusion: une forêt-noire à ma façon.

UNE
CARTE POUR INITIÉ
On trouve aussi à la carte des
produits du terroir avec la part belle au foie gras et au canard
de la région avec, plus particulièrement le foie gras
d’oie mi-cuit, pâte de cacao avec sa marmelade de poivrons
rouges et fraises, jus de rhubarbe à la vanille de Tahiti,
pain toasté. Mais le poisson est présent tel le délicat
velouté de langoustines, girolles, chair de crabe à l’huile
d’Argan, chantilly fumée et févettes à la
Sariette.
Il y a, dans les plats dits de “Résistance”, l’agneau “Label
rouge” du Quercy dans toute sa splendeur, les gigotins de pigeons
farcis de dattes et citrons confits laqué au miel, sauce poivrade
aux oranges, purée de carottes au quinquina glacée
au gingembre ou encore les aiguillettes de Saint-Pierre juste saisies,
nage d’agrumes au cidre fermier, légumes du moment à la
fleur de sel.
La carte des desserts mérite de réserver une place:
le capuccino de pêches rôties aux épices, parfums
de calisson avec sa glace verveine et ses arlettes croustillantes
n’est qu’un exemple. Il y en a bien d’autres.
Plus généralement, en fonction des saisons, les champignons
sont aussi à l'honneur avec par exemple la tarte fine aux
cèpes et saint-jacques l'automne ou la truffe noire l'hiver,
qui peut même se déguster au petit-déjeuner avec
une brouillade d'oeufs que l’on affirme venir de la ferme
voisine.
L’ÂME DU VIN RESPECTÉ
Iln'en
demeure pas moins que d'autres produits sont là, bar, turbot,
langoustine, tous d'une égale finesse, d'une grande fraîcheur
et magnifiés par le savoir-faire traditionnel mais toujours
surprenant et enthousiasmant de Jean Emmanuel Christ, jeune chef étoilé qui
mérite ses deux étoiles. Ce passionné débordant
d’énergie et d’inventivité a une cuisine
raffinée inspirée du terroir. Il veut allier authenticité et
créativité. Comme il le dit sans apprêt: « Il
faut simplement savoir mettre en valeur le bon produit du terroir à la
bonne saison dans la simplicité pour mieux laisser s'exprimer
les vraies valeurs ».
Un coup de chapeau à l’élégante et superbe
cave qui réserve bien des surprises.
Cette cave dédiée évidemment à “Hortense” s’accompagne
d’un extrait de L’âme du vin par Charles Baudelaire.
Une délicatesse supplémentaire. Le principe de servir
du vin au verre est assuré même dans des crus de qualité.
Il ne faut pas négliger également l’élégant
salon à l'anglaise pour un cocktail, un thé ou un
café. Un temps de méditation à épouser
pour toujours.
Hôtel-Restaurant
Le Manoir de Bellerive
Route
de Siorac - 24480 Le Buisson de Cadouin - Tél. 05 53 22 16
16
E-mail : manoir.bellerive@wanadoo.fr -
Web : www.bellerivehotel.com |